Finnair relève ses objectifs annuels et Givaudan accélère nettement au troisième trimestre, tandis que les spiritueux français profitent du bon cru vins et spiritueux de LVMH. Le luxe décroche en revanche après la déception de la mode et maroquinerie en Chine, et les semi-conducteurs subissent des prises de bénéfices face à la concurrence chinoise.
Actions en hausse
Finnair ( 11,6%) : la compagnie aérienne finlandaise s'envole après un relèvement de ses objectifs annuels. Elle vise désormais un résultat opérationnel comparable de 175 à 220 millions d'euros, contre 120 à 190 millions en juillet, portée par une demande supérieure aux attentes qui lui a permis de répercuter la hausse du carburant sur les billets. Son résultat trimestriel ressort à environ 84 millions d'euros, contre 50,5 millions un an plus tôt.
Givaudan ( 6,9%) : le producteur suisse d'arômes et de parfums s'envole après une nette accélération au troisième trimestre. Ses ventes bondissent de 8,6% à périmètre comparable, contre 5,1% attendus par le consensus, grâce à la division Parfums et Beauté ( 13,5%) et surtout à la parfumerie fine, en croissance de plus de 30%. Le groupe a intégralement compensé la hausse du coût des intrants par ses prix et confirme ses objectifs de moyen terme.
Rémy Cointreau ( 4,2%) et Pernod Ricard ( 1,5%) : les spiritueux français profitent de la publication de LVMH. La division vins et spiritueux du numéro un mondial du luxe affiche une croissance organique de 6% au troisième trimestre, quand le consensus n'attendait que 0,3%. Le champagne confirme sa reprise en Europe et le cognac Hennessy retrouve une bonne dynamique en Asie, deux signaux attendus de longue date par le secteur.
Technip Energies ( 3,6%) : le spécialiste français de l'ingénierie pour l'énergie profite du relèvement de recommandation de Goldman Sachs, de neutre à acheter, avec un objectif de cours porté de 32 à 35 euros.
Secteur bancaire : les banques européennes montent avant le coup d'envoi des résultats américains. JPMorgan ouvre le bal aujourd'hui, et Wall Street est attendue avec près de 19 milliards de dollars de revenus de trading actions sur le trimestre, de quoi faire rebondir un compartiment en correction. Jyske Bank a par ailleurs donné le ton en Europe en battant le consensus et en relevant ses prévisions annuelles. La consolidation reste enfin d'actualité, entre le rachat de l'allemand IKB par Crédit Agricole et le refus par Monte dei Paschi de l'offre relevée d' Intesa Sanpaolo .
Actions en baisse
Secteur luxe : le compartiment décroche après la publication de LVMH (-1,3%), suivi par Hermès (-2,2%), Kering (-1,6%) et Richemont (-0,8%). La division mode et maroquinerie du numéro un mondial, qui pèse près de la moitié de son chiffre d'affaires, voit ses ventes organiques reculer de 5% au troisième trimestre, quand le consensus n'anticipait qu'un repli de 1,8%. Le groupe invoque un environnement chinois moins porteur, et sa directrice financière prévient qu'il n'y a pas de raccourci vers la reprise. Quatre analystes ont abaissé leur objectif de cours de 9% en moyenne, et JPMorgan anticipe de nouvelles pressions sur l'ensemble du secteur.
Secteur IA et semi-conducteurs : le compartiment est balayé par une vague de prises de bénéfices, de Technoprobe (-2,7%) et OVH (-2,8%) à STMicroelectronics (-2,2%), Infineon (-1,7%) et ASML (-1,3%). Les progrès du chinois CXMT dans les puces dédiées à l'IA ravivent les craintes sur la durabilité des marges et des valorisations des acteurs établis. Le mouvement, parti d'Asie où la technologie s'est effondrée ce matin, est amplifié par les mises en garde du directeur général de Broadcom contre des attentes trop élevées sur l'IA et des difficultés de financement.
Schaeffler (-3,6%) : l'équipementier automobile allemand recule après des résultats préliminaires marqués par des charges exceptionnelles. Sa division mobilité électrique encaisse environ 240 millions d'euros de dépréciations d'actifs et d'ajustements de capacités, concentrés sur le troisième trimestre. Le groupe confirme toutefois ses objectifs 2026 et ses cibles à moyen terme, avec une marge opérationnelle ajustée de 4,2% sur le trimestre, et indique avoir bouclé son plan d'économies un an plus tôt que prévu.
Volvo Cars (-3,3%) : le constructeur automobile suédois recule alors que Nordea abaisse fortement ses prévisions pour 2026-2028, tout en maintenant sa recommandation à conserver avec un objectif de cours de 15,50 couronnes suédoises. La banque évoque des ventes décevantes et des difficultés de production sur l'EX60, et attend au troisième trimestre la première perte d'exploitation du groupe depuis 2020.
Orlen (-3,2%) : le groupe pétrolier polonais souffre des pressions de l'État sur sa rentabilité. Le ministre des Finances a déclaré hier espérer un dividende élevé, alors que le groupe vient de chiffrer à 2 milliards de zlotys l'impact de la nouvelle taxe exceptionnelle sur les carburants pour la période de mars à août. Varsovie a par ailleurs abaissé la TVA sur les carburants et pousse le groupe à réduire encore ses marges.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer